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HAÏTI: Une aide directe grâce aux réseaux du vaudou

Exposition "Ma petite planète": PROLONGATION

Catalogue complet des vidéos autour du monde

Exposition 2009-2010 à Ferney-Voltaire (et premières réactions)

Carnets de route en Algérie, Roumanie, Russie, etc.


Bourlingue

Quarante ans de journalisme, de bourlingue, de rencontres, de reportages, de photos, de bouquins. Et toujours la même passion  pour la planète, de mon village jusqu'au bout du monde.

Aujourd'hui, un bouquin tout neuf et une grande brassée de nouveaux projets: un journal satirique local sur le ouèbe, une saga voltairienne appelée à durer vingt ans (!), le retour au Sahara sur les traces de Maximilien Bruggmann, des voyages en Argentine sur les traces des premiers émigrants savoyards, valaisans, piémontais...

Et aussi des montagnes d'archives. Carnets de voyage. Enregistrements sonores inédits. Photos sans pipole. Reportages vidéo de Terre de Feu jusqu'en Sibérie, en passant par le Cambodge, l'Alaska, Madagascar, la Russie, le Burkina Faso, la Chine, le Canada, le Népal, les Marquises, Rodrigues, la Bretagne, les Seychelles, le Sahara, la Mongolie, l'Irlande, la Roumanie...

Et Ferney-Voltaire. "Mon" village, tant il est vrai qu'aux antipodes, lorsque tombe la nuit et  que vient la solitude, on a parfois besoin de se rattacher à quelque chose. A des êtres. Il en est au moins trois dans ma vie mais c'est là mon secret. A des lieux aussi. Ferney. Je n'y ai jamais vraiment vécu mais j'y suis toujours fourré. Le monde entier y est rassemblé. Plus de cent nationalités. L'ombre exigeante de Voltaire. La dentelle d'un passé qui s'effiloche sans pourtant s'éteindre. Les éclairs d'un avenir à construire. Inquiétant. Fascinant.

Au Chili, à Gorée, au Vietnam, au Groenland, au Soudan, il me fallait trouver un moyen
d'acheminer rapidement mes photos, mes articles. Le téléphone par satellite a rompu l'isolement mais il n'a pas aboli les contraintes techniques. On pouvait dicter un papier, transmettre un reportage audio. Ensuite, à condition de disposer d'un accès internet, il fut possible d'acheminer des photos. Les technologies évoluaient et je me disais qu'un jour, certainement, on pourrait se retrouver seul au milieu du désert, sans car de reportage, sans parabole, sans électricité, et diffuser en direct les images de l'instant...


Nous y sommes presque. L'image est désormais partout. La télévision aussi. Mais pour dire quoi ? Piochant dans mes archives, j'ai le désagréable sentiment de dormir sur un trésor. Un trésor qui appartient à chacun autant qu'à moi: à ceux que j'ai rencontrés, interrogés, filmés au diable vauvert et qui n'ont pas pu "se" voir; à ceux qui ont vibré un jour en regardant, sur la TSR ou sur TV5, un reportage auquel je m'étais donné corps et âme; en relisant un de mes bouquins aujourd'hui introuvable; à ceux que je ne connais pas encore et que je brûle de connaître. Il me faut ranimer la flamme, renouer le lien avec la Terre des Hommes.

Les nouvelles technologies ne sont pas faites pour les chiens, ni réservées aux moins de vingt ans. Un blog, un site, une chaîne sur Youtube et le tour est joué. Nous allons nous parler. Nous allons nous répondre.


La porte est ouverte. Il ne reste qu'à construite la maison autour ! Déjà, quelques textes dépassent de la boîte à grimoires, quelques photos sont accrochées - virtuellement - aux murs et les premiers reportages passent en boucle. Soyez les bienvenus sur
www. alexdecotte.com

Alex Décotte